Invité sur le plateau du Canal Football Club, Leonardo est revenu sur ses six premiers mois en tant que directeur sportif du PSG et a donné quelques pistes sur le futur du club parisien.
Assez peu bavard avec les médias français depuis son arrivée au club cet été, hormis lors des conférences de presse ou lors des présentations de recrues, Leonardo a accepté l'invitation du Canal Football Club ce dimanche pour faire le point sur ses six premiers mois et sur les futurs projets qui attendent le PSG. Extraits choisis...
Sa discrétion dans la communication avec les médias français :
"Je n’ai pas eu trop le temps de communiquer. Quand je suis arrivé, le moment était de faire, pas de communiquer. Là, c’est la première fois que je viens sur un plateau de télévision, je suis content, c’était peut-être le moment maintenant de commencer à parler, car tout est passé très vite, vraiment vite. Quand je sais, je parle, mais quand je ne sais pas, je préfère rester silencieux."
Le licenciement de Kombouaré :
"Nous voulions changer d’entraîneur dès notre arrivée pour organiser doucement la nouvelle gestion et le contrôle des entraînements. Antoine a toujours su tout ça. Nous avons peut-être anticipé, mais j’ai beaucoup de respect pour Antoine, donc il était toujours au courant de tout. Je n’allais pas dire chaque dimanche que je mettais Antoine au courant de tout ce qui se passait au club. Je n’ai rien contre la presse, mais c’était trop sur moi. Avec Antoine, tout a toujours été clair, je ne lui ai jamais rien caché."
Pourquoi Ancelotti ? :
"Je ne suis pas là pour faire une comparaison par rapport à avant, l’important est de créer l’esprit que l’on souhaite maintenant. Pour Antoine Kombouaré, c’était très difficile, il sait qu’on a pensé à changer d’entraîneur dès le début. Ce qui est bien c’est d’avoir plusieurs alternatives à un système. Ancelotti est un des entraîneurs les plus forts au monde. Cette année, c’était Guardiola, l’année dernière, c’était Mourinho, Ancelotti a ce niveau-là, et cette expérience-là. Je ne suis pas là pour faire une comparaison avec l’ancien entraîneur, Ancelotti a une expérience telle qu’il connaît tous les systèmes."
Ses projets pour le futur du PSG :
"Les joueurs et l’entraîneur doivent avoir derrière eux un club qui peut leur permettre de gagner des matchs et quand je suis arrivé, le club n’était pas structuré. Il y a la marque PSG et la ville, Paris, mais il n’y a pas d’identité ni de gestion, le club doit créer ça. Il est obligé d’avoir une structure. (...) La clé, c’est de trouver une gestion. Le joueur de foot est un athlète aujourd’hui, donc pour avoir le rendement qu’on attend, un joueur ne peut pas arriver le matin, prendre une barre chocolatée et manger ensuite une pizza. Cela fait partie de la gestion des détails, ce sont ces 10 % qui font la différence. Aujourd’hui, on mange au Camp des Loges, les joueurs vont être contrôlés avec le GPS, si on n’est pas attentif à ça, on n’atteindra pas cette gestion des détails que nous souhaitons. Vitesse, puissance, résistance, le joueur doit savoir où il se situe par rapport à tout ça et ne pas avoir trois kilos en trop. C’est obligé pour avoir des résultats."
Va t-il recruter beaucoup de stars brésiliennes ? :
"Pour acheter un joueur au Brésil aujourd’hui, c’est très difficile. Neymar a un salaire supérieur à tous les joueurs de notre équipe ! De plus, je crois qu’on ne se rend pas compte, mais nous n’avons pas un club qui attire les joueurs, car nous ne jouons pas la Ligue des Champions."
Quel stade pour le futur ? :
"C’est une étude importante que le club fait actuellement. L’important est d’avoir le stade avec lequel on pourra atteindre nos objectifs. Aujourd’hui, la pelouse est dans un état terrible, par exemple. Je n’ai jamais dit que le stade était inapproprié ou trop vieux, mais les faits sont là : c’est un stade qui a quarante ans. Après, le Parc sera toujours le Parc, ça ne changera pas, mais on doit trouver un stade adapté à l’Europe. Regardez les stades en Allemagne, ils font quinze fois plus de recettes que le Parc. Si on veut faire concurrence aux plus grands clubs européens, il faut faire quelque chose. C’est à l’étude, mais tout le monde veut rester au Parc."
Ronaldo et Maldini cette semaine, coup de pub ? :
"Il faut arrêter de penser que tout est programmé. Ronaldo, c’est vraiment notre amitié qui l’a fait venir. Il avait promis de venir et a été très gentil avec les joueurs. Maldini, lui, il est venu car il est curieux. Peut-il intégrer le staff du PSG ? Il est déjà proche de nous. Sa vision du football est vraiment complète, je ne dis pas qu’il va travailler avec nous, il organise tranquillement son futur mais il va sûrement être proche de nous."
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