2m58s.
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Présentation de Ménez et Matuidi
(1m48s.)
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L.L. : La saison dernière est oubliée. On a changé d'entraîneur, de président... il y a eu pas mal de bouleversements. Donc on repart sur de nouvelles bases. On est quand même conscient qu'il va nous falloir beaucoup travail et que ce sera difficile de faire une bonne saison. Mais on va tout faire pour prendre un peu plus de plaisir que l'année dernière et avoir des résultats.
Ça fait longtemps qu'on attend un titre à Paris. Vous vous fixez quels objectifs ?
L.L. : L'objectif du club, c'est de finir dans les cinq premiers. Je pense qu'on a une équipe pour y arriver. La pression du titre, c'est vrai qu'on serait libéré à ce niveau là si on avait gagné la Coupe de France l'an dernier. De toute manière, on va tout faire pour remporter quelque chose. Le plus important, c'est le championnat pour essayer de se qualifier pour une place européenne. Ensuite, jouer les deux Coupes à fond étant donné qu'on n'a pas de Coupe d'Europe à disputer cette saison. On va essayer de gagner la Coupe de la Ligue ou la Coupe de France. Mais surtout se faire plaisir et faire plaisir au public. Retrouver du plaisir quoi !
Qui vois-tu sur le podium à la fin de la saison ?
L.L. : Je pense que Marseille et Lyon sont d'un niveau supérieur. Je dirais Marseille, Lyon et Monaco... Mais nous, si ça se passe bien, on peut venir les perturber. En tout cas, on ne sera pas loin derrière. Mais, à mon avis, ils nous seront supérieur en début de saison.
Il y a eu beaucoup de changements à l'intersaison. Vous serez prêt face à Bastia ?
L.L. : En général, les deux ou trois premiers matches, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui sont prêtes. Donc, nous, on ne sera pas prêts ! Mais ça se passe beaucoup dans la tête. Même si on a encore quelques lacunes au niveau du jeu, on peut faire quelque chose si on compense au niveau de l'envie. En tout cas, c'est ce qu'il faudra faire pour gagner déjà samedi contre Bastia. C'est-à-dire qu'au niveau de l'envie, du collectif, on pourra peut-être compenser nos défaillances si on n'a pas encore eu le temps de travailler comme il faut. Mais toutes les équipes sont à peu près au même niveau et la différence se fera au mental et à la motivation sur les premiers matches.
D'après toi, Vahid Halilhodzic est-il l'homme de la situation ?
L.L. : En tout cas, il a fait ses preuves. Ce qu'il fait, c'est étudié, c'est pas n'importe quoi. Après, est-ce que c'est l'homme de la situation, ça... Dans le football, seuls les résultats comptent. Mais je l'espère. Je le souhaite de tout coeur pour qu'on remette le club sur de bons rails durant les deux années qui viennent et pour retrouver un peu la splendeur des années 90 d'ici deux-trois ans.
Ronaldinho est parti, Pauleta est arrivé. Le PSG est-il gagnant ou perdant dans l'opération ?
L.L. : Ce sont deux bons joueurs. Maintenant, c'est vraiment très, très bien d'avoir fait signer Pauleta au PSG. Quant à Ronaldinho, il voulait partir donc, quand un joueur veut partir, il vaut mieux le laisser partir. Le club fait une opération financière. Tout le monde est content. C'est vrai que c'est un joueur exceptionnel mais on fera sans. On va essayer de compenser au niveau collectif et au niveau de l'agressivité.
Pour toi aussi, la saison dernière a été difficile. Dans quel état d'esprit reviens-tu ?
L.L. : J'ai envie de faire une bonne saison et de remettre un peu les choses à leur place parce que c'est vrai que la fin de saison dernière a été extrêmement difficile pour moi (écarté du groupe puis blessé au genou, ndlr). Je suis extrêmement motivé. Autant ça a été difficile, autant je suis motivé. J'ai beaucoup travaillé ses derniers mois pour être presque prêt aujourd'hui. Ça va payer. Je suis encore un peu juste pour le début de saison. Mais c'est pas loin. Pour la concurrence avec Jérôme Alonzo, ça n'est pas moi qui décide. C'est l'entraîneur qui décidera.
Tu seras un des "shérifs de vestiaire" d'Halilihodzic. Qu'est-ce que ça veut dire ?
L.L. : J'ai déjà l'étoile, le pistolet, le chapeau... (Il rit) Non, je plaisante. En fait, ça concerne la vie de tous les jours. Faire respecter les règles du vestiaire, apprendre un peu aux joueurs le fonctionnement du club. Il n'y a rien d'extraordinaire. Ça n'est pas spécialement moi. On est plusieurs. Chacun apporte son expérience au groupe, qu'il soit vieux ou jeune.