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Ligue 1 - Oh, la vilaine baffe !

Oh, la vilaine baffe !

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Ligue 1 - Oh, la vilaine baffe !

[ Ligue 1 - Lundi 26 Février 2007 - 20h06 ]

Le PSG s’est (re)placé en position délicate en perdant dimanche contre St-Etienne. Une défaite qui stoppe net la belle série que l’on augurait plus longue…

Bon anniversaire, les Atks !

Décidément, il ne fait pas bon fêter son anniversaire cette saison pour les assoc’ de supporteurs parisiens. Après celui des Supras gâché en novembre par la défaite contre Bordeaux, ce sont les Authentiks qui se sont vus gâcher le leur dimanche, contre Saint-Etienne. L’occasion tout de même de souhaiter longue vie à ce jeune et bouillant kop, qui s’est forgé en très peu de temps une identité forte et rafraichissante.

 

 

Concernant le match proprement dit, on retiendra essentiellement que cette cruelle et inattendue défaite contre des Stéphanois schizophrènes (nullissimes à domicile mais brillants à l’extérieur) tombe bien mal, surtout après les victoires conjuguées de Nice et Troyes. La question principale sera donc de se demander si cette bourde est annonciatrice de rechute, ou si elle n’est qu’une vilaine parenthèse dans le lent et douloureux redressement du PSG. Le calendrier fou de cet hivers nous aidera à y répondre vite, car déjà se profile la Coupe de France mercredi puis le championnat samedi. Les matchs s’enchaînent, pas le temps de souffler, mais une chose est désormais certaine : ce PSG-là sera convalescent jusqu’à la fin de la saison.

 

Un match pourtant comme les autres…

A bien y regarder, la prestation du PSG dimanche ne fut pas bien différente de celles proposées ces dernières semaines contre Marseille, Monaco, Athènes ou Nancy. Les Rouge et Bleu ont livré un match dans la même veine que précédemment, avec de l’envie (parfois), des occases (souvent) et un collectif mieux huilé qu’à l’automne mais encore très perfectible. Non, en fait, il n’aura manqué qu’une chose à Paris pour se défaire des Verts : la réussite. La même qui leur collait aux basques depuis environ un mois. Pas vernis les Parigots, donc, et ce match prouve que sans le réalisme et ce brin de chance capricieux, ce groupe a encore du mal à remporter des rencontres sur sa seule valeur. Et il en sera ainsi jusqu’en mai.

 

 

 

Tous les matchs seront au couteau

Au rayon des reproches, on notera surtout qu’en première mi-temps Paris s’est laissé endormir par les joueurs de flûte du Forez. Pas géniaux pour deux sous les Verts, mais diablement  adroits quand il le faut. Ils ont marqué sur deux coups du sort (un coup de pied arrêté et un exploit personnel), et cela a suffit face à un PSG en manque de révolte. Ils ont réagi en deuxième période, certes, mais il aurait mieux valu agir dès le début contre un candidat à la LdC largement prenable. A le Guen donc de remotiver ses troupes encore friables, et surtout de leur inculquer les valeurs nécessaires à la lutte pour le maintien : niaque, agressivité et combat.

Revoilà donc Paris dans le caca. Et samedi se profile un match à 46 points – encore un – contre la lanterne rouge ardennaise. S’agirait pas de lâcher, les gars… A force de se dire que le PSG est trop bon pour descendre, on a fini par le croire. Faut le prouver maintenant, et surtout adopter cet esprit de « chien enragé» indispensable au maintien. Une défaite là-bas et ce serait reparti pour le doute et la flippe. Inenvisageable…

 

L’énigme Pauleta

Où est Pedro ? Que devient le roi ? Sans doute à quatre pattes derrières son trône à chercher sa couronne… Dimanche, il aura eu trois bonnes grosses occasions qui n’auront jamais voulu rentrer. Il est vraiment dans une sale période. Lui qui endossait le costume de sauveur maison se retrouve de plus en plus dans une position délicate à force de ne plus marquer quand il le faut. Et l’on en vient à se demander si ne faudrait pas commencer à songer à une autre formule, à lui offrir un rôle de jocker de luxe plutôt que de titulaire. Frau, très bon depuis quelques semaines, est acclamé lorsqu’il rentre, et Luyindula monte en puissance de match en match. Il y a cependant deux problèmes à le mettre sur le banc : le premier est son salaire monstrueux, le second est qu’il est capitaine. Pas idéal pour la confiance d’un groupe de voir sa locomotive au garage. On verra bien ce que décidera Paulo, mais plus le temps asse et plus l’hypothèse que la méforme actuelle de Pauleta est le début de son déclin se confirme. Ca fait mal aux tripes mais c’est la vie… Mais lui y croit encore : « Avec ce statut de capitaine et mon expérience, je dois parler et aider les jeunes. Je tiens à montrer l’exemple en ne baissant pas la tête. En restant unie, l’équipe s’en sortira. Sincèrement, j’ai confiance en mon groupe pour obtenir le maintien. Nous devons encore travailler pour améliorer notre jeu. Dans ces moments difficiles, nous devons rester soudés. Cette expérience va rendre tout le monde plus fort et nous aidera dans le futur. »

 

 

 

 

Sitôt cette défaite encaissée que voilà un nouveau défi qui se profile, mercredi, à Bonal. La situation du PSG est si délicate en championnat qu’on en viendrait à laisser tomber la Coupe de France et l’UEFA pour fourbir au mieux nos armes pour nous sauver. L’autre école pense au contraire qu’il faut donner dans ces compétitions annexes pour se donner de l’air et engranger de la confiance. Messieurs, choisissez votre camp !

Allez Paris !

Auteur : Animals - Imprimer - Envoyer
 

   

 

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