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PSG - Aux racines du mal

Aux racines du mal

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PSG - Aux racines du mal

[ PSG - Mardi 20 Mars 2007 - 01h28 ]

Rien n’étant jamais dû au hasard, tentons d’analyser et d’expliquer pourquoi notre PSG est au bord de la relégation. Nous découvrirons que c'est là le fruit de 9 années d'errances et de choix humains catastrophiques.

 

La « crise » que vit actuellement le Paris Saint-Germain (en encore, ce terme est finalement trop faible) doit être considérée comme le fruit d’une succession d’erreurs depuis 9 ans, et qui s’emboitent un peu comme des poupées russes. Pour comprendre pourquoi notre club est en lambeaux, il ne suffit pas de remonter quelques mois en arrière, mais bien au-delà. Non, Cayzac, Lacombe, Mendy ou Kalou ne sont pas les premiers responsables de la situation d’aujourd’hui…

 

 


Une équipe déjà malade sous Fournier : le gâchis du duo Graille/Halilhodzic

Ces deux hommes sont directement impliqués dans la situation parisienne aujourd’hui. En premier chef. Si l’on regarde les choses avec une vision rapprochée, immédiate, on résumera sans problème les causes qui ont plombé Paris cette saison : un recrutement estival raté, un nouvel actionnaire qui met peut d’argent, une gestion humaine catastrophique de Lacombe et un manque d’investissement des joueurs. Mais en élargissant un peu notre champ, nous remonterons jusqu’à l’été 2004, date à laquelle est né le groupe que nous connaissons aujourd’hui et qui lute pour sa survie. Les premiers vrais problèmes apparaissent là. En 2003/2004, le PSG fait une saison terrible en terminant second du championnat et vainqueur de la Coupe de France. Il disposait alors dans ses rangs de joueurs excellents, tels Fiorèse, Déhu, Heinze, Sorin  et Pauleta. Une équipe était née. Mais au lieu de la faire mûrir et de la faire grandir, on la décapita littéralement lors d’un mercato d’été complètement foiré. Des cinq joueurs sus-nommées, quatre partirent en laissant un groupe démuni de ses principaux moteurs. On recruta alors dans l’urgence Yepes, Armand et Rothen qui sont les cadres d’aujourd’hui.
 
La première grave erreur humaine est là. La vision faussée et les erreurs de jugement de Francis Graille et Vahid Halilhodzic lors de cet été 2004 auront porté un coup mortel au PSG dont l’onde de choc trouve son apogée aujourd’hui. Jamais ces joueurs n’auraient dû partir (mis à part Gaby dont le transfert vers Man Utd était inéluctable). Plus que Blayau virant Fournier ou que Cayzac tardant à virer Lacombe, ces choix faits il y a presque 3 ans ont été les plus préjudiciables au club. Pourquoi ? Parce que l’on s’est séparé de types capables de transmettre leur talent au reste de l’équipe, et par-là de la faire avancer. Rothen, Yepes et Armand sont certes très bons sous le maillot parisien, mais ils ne savent pas communiquer leur art, tirer le groupe vers l’avant. Nous n’avons plus de moteurs depuis bientôt 3 ans. Pauleta ? C’est un timide introverti qui a pris sur lui pendant 2 ans les malheurs du club et qui aujourd’hui est usé. Et ce mal, il était déjà perceptible au mois d’août 2005 quand Paris était 1er, sous l’ère Fournier : ça gagnait mais ça ne jouait pas terrible. Ce groupe de vit pas bien ensemble et l’osmose ne s’est jamais opérée. 

 

 


Où comment tourner la même page du même livre sans s’en apercevoir

La même erreur avait été commise lors du départ de Michel Denisot, en 1998. Lorsque Bietry arriva, la première chose qu’il fit fut de virer les derniers cadres qu’il restait de l’époque dorée (le Guen en tête) pour mettre en place son groupe. Beau résultat, puisque le bonhomme ne finit même pas la saison. On se souviendra aussi de la 2ème place glanée en 2000 derrière Monaco, avec les Madar, Okocha, Christian et Benarbia : on les vira tous pour mettre en place une génération « banlieues » censée tout casser sur son passage (Anelka, Luccin et Dalmat). Rebelote, nouvel échec… A Paris, on ne sait ni gérer ni prévoir. Pendant qu’un Aulas tissait patiemment son œuvre dans l’ombre et attendait son heure, les erreurs humaines (3 grosses en moins de 10 ans) ont attiré le PSG inévitablement vers la situation que l’on connaît aujourd’hui. Pourtant, des hommes se sont succédés…. mais pourquoi alors la même connerie fut-elle reproduite avec pareille minutie ? La réponse est à chercher vers l’entité maitresse du PSG durant ses années d’errance, le propriétaire et décideur : Canal+.

 

 


Des responsables mais un seul coupable : Canal+ !

Canal et le PSG, c’est un peu comme Pétain et la France : il y eu une période de gloire suivie d’une autre beaucoup plus noire. Et si ce club est parvenu aux sommets français et européens entre 1993 et 1997, pour ensuite s’effondrer pour être en 2007 la risée de la France du foot, c’est bien sûr à cause des erreurs évoquées plus haut, mais surtout au manque de clairvoyance de son propriétaire. Car après tout, ces hommes qui ne surent pas gérer l’équipe, qui les a financés, cautionnés et mis en place ? Canal+, cette chaîne proprio du PSG que l’une de ses émissions phare, les Guignols, casse à tour de bras depuis 15 ans (belle promotion !).

Les racines du mal plongent jusqu’en 1995. Le 15 décembre de cette année, est rendu une décision qui allait bouleverser le fond en comble le football professionnel : l’arrêt Bosman. On entrait alors de pleins pieds dans l’ère du foot business où l’argent allait décider de tout. Et ça, Canal+ ne l’a pas vu venir. Les clubs français pouvaient encore à cette époque rivaliser avec les grosses pointures de l’Europe… mais après l’épopée parisienne qui se termina avec une défaite contre Barcelone à Rotterdam en 97, plus rien ne serait comme avant. Il fallait comprendre sur l’instant que l’abolition de la restriction à 3 joueurs étrangers par équipe imposait un changement radical dans la manière de gérer une équipe pro. Il fallait donc que le PSG s’adapte dès 1996, opère une mue salutaire, ce qui n’a jamais été fait. On mit en place des hommes qui soit n’y connaissaient rien, soit ne comprenaient pas cette évolution. Aulas, lui, l’a comprise avant les autres. Il a compris qu’un grand club ne pouvait se construire qu’avec patience et beaucoup d’intelligence, à défaut d’argent. A Paris, non. Il en résultat des choix humains catastrophiques, des recrutements mal pensés et de l’argent gâché qui entraînèrent à leur tour les erreurs évoquées plus haut.  A deux reprises (en 2000 et 2004) le PSG avait l’occasion de redevenir le grand club qu’il fut, mais à chaque fois on détruisit pour reconstruire plus moche. Responsables : les dirigeants de l’époque. Coupable : Canal+.

 

 

 

Notre PSG est aujourd’hui 19ème, et il est de plus en plus improbable qu’il se maintienne tellement les voies d’eau sont énormes. Une chute en Ligue 2 serait l’aboutissement de 9 années d’erreurs humaines en tout genre. 9, c’est aussi le nombre de matchs qu’il reste pour tenter de sauver l’édifice. Mais en attendant, merci Canal, merci messieurs d’avoir détruit ce chef œuvre.

Auteur : Animals - Imprimer - Envoyer
 

   

 

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