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Interviews - Jérémy Clément :

Jérémy Clément : "envie de gagner avec Paris"

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Interviews - Jérémy Clément : "envie de gagner avec Paris"

[ Interviews - Mardi 05 Juin 2007 - 13h06 ]

Dans une interview accordée à Football 365, Jérémy Clément fait un bilan de sa demie saison au PSG et se montre ambitieux pour l'avenir.

Jérémy Clément, que faut-il retenir de cette saison ?

Le maintien. C’est une bonne chose de faite. C’était l’objectif qu’on s’était fixé et on l’a atteint. Attention, je ne dis pas qu’il faut se réjouir de ça : ce n’est que le maintien. On va s’efforcer de vite oublier toutes les galères qu’on a pu traverser afin de repartir de l’avant dès l’année prochaine.

S’être sorti de la situation qui était celle du PSG, directement menacé par une relégation, peut-il a posteriori s’avérer être un vrai avantage ?

Oui, je pense que tout ça va nous servir. Rien n’a été facile. Moi, je n’ai connu que les derniers mois mais c’est vrai que l’équipe est passée par des moments compliqués. L’année a été marquée par plusieurs événements importants, pas forcément positifs. On s’en est finalement sorti et ça va nous aider.

Quels sont les enseignements que vous tirez de l’échec ?

Il y a des points positifs, comme la solidarité et la combativité affichées cette saison, sur lesquels on va s’appuyer pour avancer. Quant aux erreurs qu’on a pu commettre, il ne faudra plus les reproduire. C’est pourquoi il est important aujourd’hui de tirer un premier bilan. Ça nous permettra de ne pas récidiver. On sort vraiment marqués de cette saison : j’espère sincèrement que le PSG ira mieux demain et que nous parviendrons à faire quelque chose tous ensemble. Il faudra réattaquer de la même manière qu’on a fini.

Six mois après votre retour d’Ecosse et des Glasgow Rangers, êtes-vous heureux d’avoir retrouvé la France ?

Oui. Je suis satisfait d’être rentré et d’évoluer à nouveau dans ce championnat. Qui plus est dans une équipe comme Paris. Mes six premiers mois sont positifs. Ici, tout le monde m’a facilité la tâche. Je n’ai pas connu de problème d’adaptation. On t’aide, on te conseille : il n’y a donc aucune raison que sur le terrain ça ne suive pas.

Et vous êtes-vous rapidement habitué à la vie parisienne ?

(Sourire) Je n’ai pas encore tous les réflexes du vrai Parisien mais il n’y a pas de problème. Je me sens bien dans ma vie, personnelle et professionnelle.

Avec vous, le PSG s’est trouvé une sorte de porte-bonheur : hormis à Nice, l’équipe ne s’est jamais inclinée avec vous comme titulaire…

Et si inversement l’équipe n’avait aligné que des défaites, j’aurais été le chat noir ? Non, je ne crois pas à ça. Ce ne sont que des coïncidences. J’ai simplement fait de mon mieux. Je suis prêt à tout pour aider le PSG.

En signant ici il y a cinq mois, avez-vous eu l’impression de relever l’un des défis les plus compliqués de votre carrière ?

Non. Je n’ai jamais envisagé ça comme une épreuve insurmontable. C’est vrai, l’équipe n’était pas au mieux. Mais Paris est un gros club, avec beaucoup de bons joueurs. Je n’ai pas réfléchi aux éventuelles conséquences de mon choix. Dans ma tête, il s’agissait uniquement de me mettre au travail. Je suis quelqu’un qui préfère regarder vers l’avant plutôt que de se pencher sur ce qui a été fait. J’ai analysé la situation objectivement.

Votre expérience aux Rangers vous a-t-elle rendu plus sûr de vous ?

Ça m’a servi, c’est clair. Là-bas, j’ai grandi. J’ai découvert un autre football, une autre manière de travailler et aussi un autre style de vie. C’est très différent. Concernant le jeu, tout va vite autour de toi. Tu n’as pas de repères. C’est un combat physique. C’est une sorte de football total. Il faut être dedans et avoir beaucoup de cœur. C’est moins technique et moins tactique mais ça compense par l’agressivité et l’envie.

Le genre de vertus qu’il a fallu au PSG pour se sortir de l’impasse…

C’est vrai. Pour moi, la transition a été presque naturelle. Ne pas lâcher, se battre… C’est ce que réclame la lutte pour le maintien.

Avez-vous l’impression d’avoir pris de l’envergure ces derniers mois ?

Oui, je pense. Ça m’a fait évoluer. J’avais besoin de quitter le cocon lyonnais pour m’épanouir. Le fait d’avoir découvert de nouvelles choses m’a fait mûrir et permis d’emmagasiner de l’expérience. J’ai progressé. Aujourd’hui, j’enchaîne les matchs et j’en suis assez satisfait. J’ai aussi connu deux périodes de blessure mais bon… Il y a du positif là-dedans : ça aide à se forger un caractère. Et même sans ça, j’essaye d’avoir un gros mental. Je ne sais pas s’il l’est mais j’espère qu’il sera au moins suffisant pour mener les combats qui m’attendent.

Dans quels domaines êtes-vous perfectible ?

C’est difficile à dire. J’ai énormément appris ces derniers temps mais ça ne veut pas dire que je sais tout. Il me reste beaucoup de choses à travailler. Ça viendra avec le temps.

Vous êtes certainement le joueur parisien qui connaît le mieux Paul Le Guen, après avoir été sous ses ordres dans trois clubs différents (Lyon, Glasgow et Paris) : quel type de relations entretenez-vous avec lui ?

C’est seulement une relation de confiance. Il connaît mes qualités et sait ce dont je suis capable. Moi, je sais comment il fonctionne. On se respecte mutuellement. Après, il n’y a pas de relation plus poussée que ça. S’il m’a fait venir deux fois dans son club, c’est qu’il apprécie ce que je fais. Ce n’est pas un hasard. Cela dit, ça ne m’offre aucun passe-droit. Heureusement, d’ailleurs.

Quels sont vos objectifs prioritaires pour l’avenir ?

Mon ambition est de m’imposer à Paris. Je veux réussir ici, dans un collectif qui tourne bien, et gagner des titres. Je suis venu pour ça.

Qu’attendez-vous de la prochaine saison ?

On va tout faire pour viser le haut de tableau. Je pense que le PSG a les moyens de terminer dans les cinq premiers. Ce n’est pas n’importe quel club. On se doit même de le faire. Ça n’a pas marché comme prévu jusque-là mais il n’y a pas de raison. Il va falloir qu’on se reprenne très vite. Je ne sais pas quel projet les dirigeants vont mettre en place à l’intersaison mais ce que je sais, c’est que j’ai envie de gagner avec Paris.

Ce qui pourrait éventuellement vous ouvrir les portes de l’équipe de France…

Ça, ça viendra quand ça viendra. Ce sera la conséquence de mes performances individuelles mais aussi des résultats collectifs du PSG. Sans cela, on n’arrive à rien. Je préfère ne pas me fixer d’objectif.

Plusieurs jeunes ont récemment découvert les joies de la sélection tricolore. Ça donne des idées, non ?

Il y a eu une nouvelle vague. C’est vrai que le sélectionneur laisse les portes entrouvertes. Mais je le répète, je n’y pense vraiment pas dans l’immédiat. L’équipe de France, c’est le summum. Mais ce n’est même pas dans un coin de ma tête. Quand j’aurai fait tout ce qu’il faut pour le mériter, ça viendra. Je ne me prends pas la tête avec ça.

La priorité du moment, c’est donc les vacances ?

C’est très important en effet. On a tous besoin de couper. On en profite pour rentrer chez nous, voir la famille, les amis. Ça nous permet de ne plus penser qu’au foot. Moi, en tout cas, je pense à autre chose, c’est sûr. Ce sont les vacances, quoi (rires) !  On va en profiter pour se changer les idées, histoire de revenir en pleine forme le jour de la reprise.

 

   

 

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